Mercredi 30 avril 2008
J'ai conscience que ces lignes que j'écris sur ce blog seront sans doute les dernières paroles à peu près sensées que pourront produire mon cerveau malade. Tu ne croiras peut-être pas,
citoyen lecteur, le récits des évènements incroyables dont j'ai été le témoins lors de ces derniers mois d'exil en France, car je crois que cet indicible fléau n'a pas encore atteint notre beau
pays. De toute façon, même moi peine parfois à accorder crédit à mes propres cauchemars tant ils me paraissent invraisemblable; à tel point que je me surprend à me demander ce qui est le pire,
entre la réalité de cette horrible chose ou la possibilité que tout ceci ne soit que le fruit de mon esprit dérangé. Cependant des évènements récemment arrivées m'ont fait comprendre de la
monstrueuse et concrête réalité de mes derniers mois d'existence.
Tout a commencé lorsque je suis arrivé en France et me suis mis à essayer cette nouvelle invention qu'était alors pour moi l'internet. Il me faut, avant d'aller plus loin, préciser que j'ai toujours été de constitution fragile et que, choyé par mes parents et le Gouvernement, je n'ai jamais estimé nécessaire de me faire de réels amis et ai rapidement développé un caractère réservé et taciturne . Au contraire, je préférais la compagnie des livres de toutes sortes (et autorisés par les administrations compétentes cela va de soi). C'est ainsi que j'ai pu découvrir tous les grands auteurs français qui surent si bien présenter l'âme humaine et que valorisait le Gouvernement pour leur brillantes descriptions de l'esprit occidentale : Châteaubriant, Flaubert, Maurras et le marquis de Sade ont donc été mes meilleurs compagnons durant toute ma prime jeunesse. Avec le temps cependant je présentais un intérêt de plus en plus marqué pour l'occultisme et ces étranges sciences ésotériques occidentales. C'est ainsi que je me procurais le Trollonomicon de l'Américain fou Mike Godwin ou encore la Rolistica Encyclopaedia Tenebrae du sombre mage Gagax, mais l'une de mes plus bouleversante découvertes fut l'écrit apocryphe About the real ICCC du pseudo-Robert E. Kahn sous-titré "How a spider dismantle my mind". Cet ouvrage décrivait une invention terrible qui aurait vu le jour dans un petit village de l'Etat de Washington où se seraient déroulés des évènements terrifiants et tenus secrets au début des années 1950. La curiosité piquée au vif, je parcourais les bibliothèques et ce nouvel et fantastique outils mis à ma disposition qu'était l'internet. Prétextant une mission d'espionnage de la plus haute importance, j'obtenais de l'ambassade une autorisation de départ pour le nouveau continent. SI j'avais su ce que je m'apprêtais à découvrir là-bas, je serais sans doute resté dans mon pays natal, mais rien ne sert de me plaindre car ce que je sais maintenant ne saurait quitter ma mémoire autrement que par la mort de ce corps qui est (pour combien de temps encore?) le mien.
Arrivé sur le sol américain, je me précipitai dans la ville de Providence où l'un de mes correspondants m'avaient dit résider en affirmant détenir des informations capitales. C'était un petit homme à l'air revêche, au cheveux blond et d'une pâleur qui me terrifia la première fois que je le vis. De derrière ses lunettes rondes jaillissaient un regard dont le bleu profond ne suffisait pas à cacher l'aspect troublant. Malgré son apparence chétive, H.P. Ward pouvait se révéler d'un caractère extrèmement emporté lorsqu'il abordait les sujets qui le fascinaient. C'est lors d'une de ces crises d'enthousiasme qu'il me révéla ce qu'il avait retiré de ses investigations: au cours des années 1970, dans le petit port de Seattle s'était réunis douze individus aux motivations aussi obscures que maléfique. D'après les rares informations qui nous restaient, ces personnes semblaient être des disciples du sombre mage Gagax mais ce point reste sujet à discussion, une autre hypothèse voulant que Gagax ne fût que l'une de ces douze personne. Nous savions juste que chaque membre possédait le mystérieux titre de MJ et que eux tous étaient connus comme les MJ12. Il ressortit d'une enquête d'un inspecteur (devenu fou et suicidé quelques années plus tard) étrangement classée qu'ils s'étaient rassemblé pour appeler une entité cosmique aux pouvoirs incommensurables constituant une menace pour le monde dans son ensemble. Pendant que je l'écoutais, Ward me semblait être en proie à des délire témoignant d'une forme aigüe de paranoïa et le contenu de son récit renforça mon jugement. C'est pourrquoi je refusai d'abord de prêter quelque crédit à ses extravagants récits et commençai même à me demander si je n'avais pas perdu mon temps en venant sur cette terre d'occidentaux dégénérés sûrement atteints par les miasmes morbides des effets conjoints des courants atlantiques et pacifiques.
Tout a commencé lorsque je suis arrivé en France et me suis mis à essayer cette nouvelle invention qu'était alors pour moi l'internet. Il me faut, avant d'aller plus loin, préciser que j'ai toujours été de constitution fragile et que, choyé par mes parents et le Gouvernement, je n'ai jamais estimé nécessaire de me faire de réels amis et ai rapidement développé un caractère réservé et taciturne . Au contraire, je préférais la compagnie des livres de toutes sortes (et autorisés par les administrations compétentes cela va de soi). C'est ainsi que j'ai pu découvrir tous les grands auteurs français qui surent si bien présenter l'âme humaine et que valorisait le Gouvernement pour leur brillantes descriptions de l'esprit occidentale : Châteaubriant, Flaubert, Maurras et le marquis de Sade ont donc été mes meilleurs compagnons durant toute ma prime jeunesse. Avec le temps cependant je présentais un intérêt de plus en plus marqué pour l'occultisme et ces étranges sciences ésotériques occidentales. C'est ainsi que je me procurais le Trollonomicon de l'Américain fou Mike Godwin ou encore la Rolistica Encyclopaedia Tenebrae du sombre mage Gagax, mais l'une de mes plus bouleversante découvertes fut l'écrit apocryphe About the real ICCC du pseudo-Robert E. Kahn sous-titré "How a spider dismantle my mind". Cet ouvrage décrivait une invention terrible qui aurait vu le jour dans un petit village de l'Etat de Washington où se seraient déroulés des évènements terrifiants et tenus secrets au début des années 1950. La curiosité piquée au vif, je parcourais les bibliothèques et ce nouvel et fantastique outils mis à ma disposition qu'était l'internet. Prétextant une mission d'espionnage de la plus haute importance, j'obtenais de l'ambassade une autorisation de départ pour le nouveau continent. SI j'avais su ce que je m'apprêtais à découvrir là-bas, je serais sans doute resté dans mon pays natal, mais rien ne sert de me plaindre car ce que je sais maintenant ne saurait quitter ma mémoire autrement que par la mort de ce corps qui est (pour combien de temps encore?) le mien.
Arrivé sur le sol américain, je me précipitai dans la ville de Providence où l'un de mes correspondants m'avaient dit résider en affirmant détenir des informations capitales. C'était un petit homme à l'air revêche, au cheveux blond et d'une pâleur qui me terrifia la première fois que je le vis. De derrière ses lunettes rondes jaillissaient un regard dont le bleu profond ne suffisait pas à cacher l'aspect troublant. Malgré son apparence chétive, H.P. Ward pouvait se révéler d'un caractère extrèmement emporté lorsqu'il abordait les sujets qui le fascinaient. C'est lors d'une de ces crises d'enthousiasme qu'il me révéla ce qu'il avait retiré de ses investigations: au cours des années 1970, dans le petit port de Seattle s'était réunis douze individus aux motivations aussi obscures que maléfique. D'après les rares informations qui nous restaient, ces personnes semblaient être des disciples du sombre mage Gagax mais ce point reste sujet à discussion, une autre hypothèse voulant que Gagax ne fût que l'une de ces douze personne. Nous savions juste que chaque membre possédait le mystérieux titre de MJ et que eux tous étaient connus comme les MJ12. Il ressortit d'une enquête d'un inspecteur (devenu fou et suicidé quelques années plus tard) étrangement classée qu'ils s'étaient rassemblé pour appeler une entité cosmique aux pouvoirs incommensurables constituant une menace pour le monde dans son ensemble. Pendant que je l'écoutais, Ward me semblait être en proie à des délire témoignant d'une forme aigüe de paranoïa et le contenu de son récit renforça mon jugement. C'est pourrquoi je refusai d'abord de prêter quelque crédit à ses extravagants récits et commençai même à me demander si je n'avais pas perdu mon temps en venant sur cette terre d'occidentaux dégénérés sûrement atteints par les miasmes morbides des effets conjoints des courants atlantiques et pacifiques.
